Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 09:51

J'ai une fille...


Il y a quelques jours, à la télévision, j'ai vu une émission portant sur la paternité et les tests ADN. Quand je pense que certains pères reconnaissent un enfant qu'ils croient être le leur...


Je n'ai rien contre le fait de reconnaître un enfant : N'étant pas marié, j'ai "pré"-reconnu ma fille six mois avant sa naissance, par sécurité, au cas où il m'arriverait quelque chose. On ne sait jamais.


Je n'ai rien contre le fait d'élever des enfants qui ne sont pas de mon sang : je m'occupe des enfants de ma compagne comme s'il s'agissait de ma propre chair et les aime tout autant que ma fille "de sang". Je les aime pour ce qu'ils sont, non à cause de... leur provenance !


Ceci dit, on peut très bien imaginer le scénario suivant :


- Chériiiiiiiiii ! Nous allons avoir un enfant !

- Youppiiiiiiiiii ! C'est mêêêêrveilleux mon amour !

 

Et l'homme de reconnaître l'enfant. Normal !


Un peu plus tard... Rupture !... et son Ex de lui dire :


"Et puis d'abord, ce n'est même pas ton enfant !..."


Rongé par le doute, l'homme paye une pension alimentaire et assume sa (?) progéniture...


Beaucoup plus tard, quand l'enfant a grandi, arrive quelqu'un d'autre...


Coucou ! C'est moi le géniteur !... Merci Monsieur pour tout ce que vous avez fait pour mon enfant, mais à présent vous n'êtes plus qu'un étranger pour lui.


Vous trouvez que j'exagère ? Et bien... détrompez-vous (si j'ôse dire) !


  • Comme me dit la mère de ma fille un jour : "Ce n'est pas ton enfant !". J'ai effectivement été traversé par l'idée du test ADN, ne serait-ce qu'un instant, simplement parce que j'estimais avoir "le droit de savoir". Un enfant engage toute une vie. Mon ex Avait-elle abusé de ma confiance ? J'ai très vite abandonné cette idée car, ayant vu ma fille à la maternité, je me suis souvenu du choc que j'avais eu : On aurait dit ma tête en réduction. Pas une vague ressemblance, mais une véritable copie. Heureusement pour ma fille, sa tête a changé depuis.
  • Comme me dit un jour un gynécologue : La mère, on sait qui c'est, mais le vrai père !... Quoi de plus facile, pour une femme volage, de "choisir" le père de son enfant.

 

Certes, ce scénario n'est peut-être pas trop courant car :


  • J'ai connu des femmes qui voulaient un enfant pour elles toutes seules, "sans mec". Dans ce cas, elle ne disaient pas au "mec" qu'il était père.
  • Il y a aussi celles qui font des enfants pour les allocations. Celles-ci sont plus intéressantes sans père, pas vrai ?
  • Il y a aussi les pères qui fuient leurs responsabilités, mais ces lâches ne seront-ils pas les premiers à revendiquer quand l'enfant sera élevé ?

 

Alors oui ! J'estime 


  • Que l'homme a le droit de savoir si un enfant est réellement le sien.
  • Qu'un enfant a le droit de savoir qui sont ses vrais parents.

 

Mais attention ! Vous n'avez pas le droit !...


Code Civil

Article 16-10

L'examen des caractéristiques génétiques d'une personne ne peut être entrepris qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique.

Le consentement exprès de la personne doit être recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l'examen, après qu'elle a été dûment informée de sa nature et de sa finalité. Le consentement mentionne la finalité de l'examen. Il est révocable sans forme et à tout moment.

 

En clair, faire pratiquer un tel examen pour connaître la vérité est interdit par la Loi. Si vous le faites néanmoins, sachez ce qu'il va vous en coûter :


Code Pénal

Article 226-25

Le fait de procéder à l'examen des caractéristiques génétiques d'une personne à des fins autres que médicales ou de recherche scientifique, ou à des fins médicales ou de recherche scientifique, sans avoir recueilli préalablement son consentement dans les conditions prévues par l'article 16-10 du code civil, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 Euros d'amende.

Sources de ces articles

 

Cette Loi représente, à mon sens, une privation de Liberté. Effectuer un test ADN, avec le consentement des parties, ne nuit à personne et va dans le sens de la vérité. Que l'on considère qu'un test "privé" ne soit pas opposable devant un tribunal, admettons ! Mais qu'on l'interdise purement et simplement est, je trouve, proprement scandaleux.

 

Cela peut également avoir des conséquences médicales, car lorsqu'un médecin demande s'il y a des antécédents médicaux, on peut répondre "non", de bonne foi, alors que, peut-être, la famille du géniteur était une famille de cardiaques ou frappée d'autres affections... Vous me rétorquerez que la Loi autorise les tests à des fins médicales, mais pour les pratiquer, encore faut-il... "savoir" où chercher...

Partager cet article
Repost0

commentaires